Diesel par temps de chien… esquimau

mars 23, 2009 -- Filed under Technologie by Louis-Alain Richard

J’ai récemment eu la visite d’un copain ingénieur qui travaille chez dans une mine de nickel dans le très grand nord du Québec. Voyez plutôt : http://maps.google.com/maps?ll=61.667493,-73.301018&z=14&t=h&hl=fr Ce sont les coordonnées (61.667493,-73.301018) de l’aéroport Donaldson, où ils arrivent par avion pour se rendre en camionnette à la mine de nickel, située à 80 km de là.


Comme il sait que je m’intéresse aux motorisations diesel modernes, il m’a raconté une petite histoire qui devrait vous intéresser. En janvier 2009, sa camionnette de service, une Chevrolet Silverado à moteur Duramax turbodiesel (très similaire au TDI avec son filtre à particules, l’injection à rampe commune et la recirculation des gaz d’échappement) a été garée une nuit complète sans chauffe-moteur, par -41 °C. Oui, oui, ça c’est avant le facteur de refroidissement éolien : ce sont donc de « vrais » degrés.

Quand il est sorti le matin pour la démarrer, il s’est dit que jamais elle de démarrerait, habitué comme il est aux anciens moteurs de la vieille technologie. Néanmoins, Denis étant un optimiste dans l’âme, il a tenté le coup : il a éteint tous les accessoires électriques, il a attendu les trois secondes que le voyant des bougies de préchauffage s’éteigne, et il a tourné la clef. Broummm, le gros V8 de 6,6 litres s’est mis en marche comme s’il venait tout juste de s’arrêter. Pas de chichis, pas de ratatouillage, il a tout de suite adopté un ralenti stable et sans à-coups. Un bref coup d’œil à la jauge de température de la boîte de vitesse a révélé une température de -37 °C pour le liquide de transmission, preuve que la mécanique était bien gelée. Il m’a aussi dit qu’ils utilisent de l’huile 0W30 dans leurs moteurs, question de leur donner toutes les chances au démarrage, ainsi que du « Arctic fuel ». C’est tout de même impressionnant.

C’est quand il a embrayé pour faire avancer la Chevrolet qu’il s’est véritablement rendu compte combien le froid est difficile sur la mécanique : il raconte qu’il a regardé derrière lui pour voir si un mauvais plaisantin n’avait pas attelé son camion à une remorque chargée de pierres, tellement il forçait pour avancer. Pourtant, il n’y avait rien.




3 Commentaires

Comments

histoire intéressante…au crédit du moteur diesel…et par ricochet de la TDI…mais un *mauvais plaisantin* ¨ça *la* tout l’air d’une redondance .ag3duOn dit mauvais plaisant ou plaisantin mais pas les deux. Salut. Valmont.


Merci Valmont, pour cette précision linguistique.


Bonjour Louis-Alain. J’apprécie la lecture de tes « articles » car ils sont intéressants et biens écrits. Par rapport à l’utilisation des moteurs diesel par temps froid, je proviens moi-même d’une région nordique du Québec et j’ai un Golf TDI récent que j’apprécie beaucoup pour son économie de carburant et son couple impressionnant. Toutefois, je n’ai pas la veine de ton copain lorsque, par temps froid (disons deux nuits de -35 consécutives), j’oublie de brancher le chauffe-moteur. Je sais que cette région offrait du diesel avec additif, mais je suis pas certain que ce soit du « Arctic fuel », mais je suis certain d’avoir de l’huile 0W30 synthétique. Des idées? Merci!


Créez un profil…




... ou identifiez-vous avec