Mythe no 3 : un diesel, ça ne chauffe pas en hiver. Compte rendu d’une semaine de grands froids à bord d’une Jetta TDI Diesel propre 2009.

février 4, 2009 -- Filed under Le Diesel propre by Louis-Alain Richard

Janvier 2009 aura été un mois particulièrement glacial, à Montréal du moins, avec des températures constamment sous les -10 °C, et des bas approchant les -30 °C. J’ai dû changer les batteries des deux voitures du beau-frère, et même celle de notre voiture familiale. Le froid est très très dur sur la mécanique, chaque Canadien le sait. Ma voiture personnelle, une ancienne du début des années 1980, avait reçu elle aussi sa batterie à l’automne; je suis donc tranquille pour un bout.

Mais ce qui nous intéresse ici, c’est la puissance de chauffage de la TDI Diesel propre 2009 sous nos climats; un internaute avait émis un commentaire comme quoi celle-ci laisserait à désirer quand les pierres commencent à fendre. Alors, comment ça chauffe en hiver, une TDI moderne?

 

Réponse : très bien, merci.

 

En fait, je n’ai pas perçu de grande différence de montée en température dans l’habitacle entre la Jetta TDI Diesel propre 2009 et notre grande familiale à moteur à essence. Dans les deux cas, par -15 °C, passer de « gelé bien dur » à la première bouffée de chaleur prend trois minutes pour la nôtre, et quatre minutes pour la TDI. Je respecte toujours la technique préconisée dans le manuel du propriétaire, soit commencer à rouler le plus tôt possible (moins de 15 secondes après le démarrage) puis conduire très doucement durant quelques minutes.

 

Par la suite, une fois la température normale atteinte, alors là, ça s’équivaut. La TDI dégage beaucoup de chaleur dans l’habitacle, comme n’importe quelle voiture moderne. Autre point intéressant, le moteur semble demeurer chaud assez longtemps une fois à l’arrêt, probablement parce que le bloc est en fonte et conserve ses calories plus longtemps que les blocs en aluminium.

 

Finalement, la vieille technique qui consiste à laisser rouler les moteurs diesels au ralenti durant de longues périodes est une mauvaise idée, et cette pratique est dorénavant déconseillée par les constructeurs. Dans certaines villes comme Montréal, c’est carrément interdit par un règlement municipal. Tout d’abord, c’est inutile puisque les moteurs diesels refroidissent beaucoup au ralenti, au point de ne plus dégager suffisamment de chaleur dans l’habitacle. Ensuite, ça produit de la pollution non nécessaire puisque même dépollué, un moteur au ralenti émet inutilement des gaz à effet de serre. Finalement, le filtre à particules n’aime pas les périodes prolongées au ralenti, car cela le charge en suies qui devront être régénérées par la suite.

 

Vous qui conduisez déjà des voitures à motorisation diesel, est-ce que votre expérience corrobore la mienne? J’aimerais bien vous lire.

 

Voir d’autres mythes ici.




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