Recyclage des batteries au plomb-acide
Un article paru dans la section Monde (site en anglais) du Chronicle Herald a soulevé plusieurs problèmes que je croyais réglés depuis longtemps. Que devient ma batterie de voiture lorsqu’il faut la remplacer par une neuve ? Comment faisons-nous au Canada pour assurer le recyclage de nos vieilles batteries ? Respectons-nous toutes les normes internationales en matière d’environnement comme je le pense ?
Après une recherche approfondie, au cours de laquelle j’ai consulté de nombreux documents sur le sujet, ma curiosité est maintenant assouvie. On peut dire qu’au Canada nous faisons du bon travail pour recycler nos vieilles batteries, avec un taux de recyclage avoisinant les 90 %. Je comprends mieux la tendance actuelle selon laquelle l’industrie automobile se dirige vers un recyclage de toutes les ressources employées dans la construction du produit final.
Cette courte vidéo (vidéo en anglais) produite par Discovery Channel donne un aperçu de ce recyclage et pose une question inquiétante au sujet des 10 % de batteries qui ne sont pas recyclées : Où peuvent-elles bien se ramasser ?
La vidéo explique très clairement le procédé complexe et hautement toxique, tout en précisant que jeter des batteries dans l’environnement est une pratique extrêmement dangereuse. Après avoir visionné cette vidéo, l’article du Herald sur l’empoisonnement au plomb causé par le recyclage de batteries dans le tiers monde est devenu d’autant plus actuel.
Depuis des années, dans le village africain dont il est question dans l’article du 4 janvier, les femmes démontent, à la main, les batteries de voiture. Il n’y aucune usine, aucune mesure de sécurité, aucune réglementation en matière de santé publique.
Cette façon de faire tranche avec la définition du procédé réglementé tel que défini au Canada par le ministère des Ressources naturelles :
Le processus de recyclage comprend : la séparation du plomb et des composantes en plastique au moyen d’un séparateur hydrodynamique, qui isole chacun des composants en tirant profit de la densité particulière de chaque élément. Dans l’eau, le polypropylène flotte, le plomb coule au fond, et le matériel de séparation et l’ébonite sont déversés par le trop-plein sur un tamis vibrant. L’eau employée dans le séparateur hydrodynamique est recueillie dans des bassins de décantation pour réutilisation ultérieure.
La prochaine fois que je magasine pour une batterie, je vais m’assurer de demander au préposé où va se ramasser ma vieille.
Pour en savoir plus sur l’utilisation du plomb dans l’industrie automobile, consultez le site (en anglais seulement) cleancarcampaign.org, qui propose des solutions de rechange et un aperçu de l’industrie dans un avenir rapproché. Ecocenter propose, quant à lui, un pdf au sujet des batteries.
0 Commentaires









Volkswagen Canada 2012. Tous droits réservés