C’est quoi le B5?

novembre 12, 2008 -- Filed under Le Diesel propre by Andrew Macdonald

Je sais, les amis, que vous êtes au courant que Volkswagen respecte sa garantie lorsqu’on roule avec du B5. Mais avez-vous une petite idée de ce que signifie « B5 »? Pensez au B5 comme étant une bière à 5 % d’alcool. La bouteille de bière contient 95 % d’eau et 5 % d’alcool.

Le diesel B5 est composé à 5 % de biodiesel et à 95 % de pétrodiesel. La portion biodiesel est un mélange dérivé de la « bio » masse, que l’on obtient par un procédé chimique appelé « transestrification » (site en anglais). La biomasse utilisée comme matière première peut provenir de diverses sources : soya, graines de canola, produits d’animaux équarris et algues.

Le biodiesel peut être brûlé par n’importe quel moteur à auto-allumage (diesel). En fait, le brevet original du moteur diesel (Rudolph Diesel, 1897 – site en anglais) était demandé pour un moteur qui utilisait de l’huile d’arachide comme carburant.

Alors, je crois qu’on peut dire qu’après 100 ans, on revient à nos premières amours! Et ce sont de bonnes nouvelles, car un mélange de carburant B5 possède beaucoup d’avantages, tant sur le plan environnemental que mécanique.

Du point de vue environnemental, le mélange biodiesel (site en anglais) réduit le carbone, le soufre, les hydrocarbones et les composants volatils organiques (saletés pour les poumons) ainsi que les matières particulaires (MP – site en anglais) émises par les tuyaux d’échappement.

De plus, la production régionale du biodiesel réduit le transport, ce qui diminue d’autant l’utilisation de combustibles fossiles liquides. Conséquemment, cela atténue le bilan de CO2 (site en anglais) ainsi que la demande pour le pétrole importé : ce n’est pas sans intérêt lorsqu’on sait qu’à l’heure actuelle, il se consomme 85 millions de barils de pétrole par jour!

La production régionale entraîne aussi des répercussions économiques positives (cette année, tant au Canada qu’aux États-Unis, les candidats aux élections fédérales ont promu la création d’emplois verts), que l’on appelle maintenant des « emplois de cols verts ». J’ai d’ailleurs trouvé des articles à ce sujet dans des médias de masse tant aux États-Unis qu’ici au Canada (site en anglais).

Il y a aussi des commentaires de même nature de « l’autre côté de la grande mare », soit dans le journal The Guardian (site en anglais) de Londres.

Les biocarburants représentent-ils une occasion de limiter le flux de déchets qui s’en vont vers les sites d’enfouissement? Si le carburant de la prochaine génération est un carburant synthétique, la réponse est oui. Le réacheminement des déchets d’enfouissement permet d’offrir de la matière biologique pour la production de carburants synthétiques propres, tels que le BTL -site en anglais- (biomass to liquids) ou le GTL (gas to liquids), lesquels réduisent les émissions de carbone qui sortent des tuyaux d’échappement.

Qu’en est-il des avantages mécaniques? Ce qui étonne vraiment, c’est que le biodiesel est supérieur au diesel sur un des points ayant le plus d’impact sur le fonctionnement et la longévité d’un moteur diesel : le pouvoir lubrifiant (site en anglais).

Comme l’a noté l’organisme canadien Biofleet (site en anglais), l’ajout de biodiesel améliore le pouvoir lubrifiant du carburant diesel, ce qui réduit l’usure du moteur. Demandez-le à des utilisateurs de biodiesel et ceux-ci vous mentionneront souvent que ce carburant a même eu un impact sur le son de leur moteur. Je ne tenais pas compte de ces commentaires jusqu’au moment où j’ai fait l’acquisition d’un diesel il y a quelques années. Je suis maintenant en mesure de distinguer juste au son du moteur qui tourne au ralenti quel carburant est utilisé (du pétrodiesel conventionnel ou un mélange de biodiesel). Sans blague! Si vous conduisez un véhicule diesel et que vous avez accès à un carburant biodiesel certifié, faites-en l’essai. Vous ferez plus que réduire votre impact sur l’air que nous respirons!




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