Tout ce que vous avez toujours cru à propos des moteurs diesels mais que vous ne direz plus après avoir lu ce billet
Curieusement, quand j’évoque l’arrivée au Canada des nouvelles mécaniques diesels avec mes copains, j’obtiens invariablement les mêmes commentaires : ceux qui en ont déjà conduit en Europe sont ravis et ceux qui n’ont pas eu cette chance se demandent bien ce qu’il y a d’intéressant dans ces mécaniques bruyantes et fumantes, difficiles à partir en hiver et dont les performances sont au mieux « adéquates ». J’enfile alors mon habit de M. Bagnole, grand amateur de nouvelles technologies et pourfendeur d’idées reçues, et je leur tiens à peu près le discours qui suit.
Commençons par les démarrages réticents : les moteurs diesels d’aujourd’hui démarrent de la même façon que les moteurs à essence, pas d’attente, pas de chichis. On tourne la clef et c’est tout. Il n’y a que par très grand froid, sous les -20 °C, que le temps d’attente est nécessaire, et celui-ci ne dépassera pas 2 secondes.
Ensuite, on évoque souvent le bruit comme source de désagrément. Encore ici, la technologie est venue à la rescousse du moteur diesel. Les dernières générations ont bien une sonorité particulière, mais le niveau sonore n’est pas plus élevé que celui d’un moteur à essence, au point où il faut vraiment porter attention pour départager les deux.
Et puis il y a la fumée noire et l’odeur typique. La fumée (principalement composée de suie) est disparue, grâce au filtre à particules qui la stocke et la brûle quand c’est nécessaire, et l’odeur est elle aussi pratiquement disparue. À l’arrêt, il subsiste toujours un très léger effluve particulier, mais curieusement, cet effluve me rappelle plus le poivre que l’odeur désagréable du mazout d’autrefois. En roulage, ça ne sent rien, évidemment.
D’ailleurs, sur la route, les turbodiesels modernes n’ont absolument plus rien à voir avec les poussifs diesels d’autrefois. Ces moteurs sont tout à fait dans le coup, comme n’importe quel moteur à essence. Mes copains français ne jurent que par le diesel pour leur voiture d’usage courant. Ils ont découvert le couple à bas régime et ne veulent plus des petits moteurs dont la puissance est perchée uniquement tout en haut.
Mais vous, peut-être avez-vous des questions relatives à l’usage d’un turbodiesel? Alors, n’hésitez pas à en discuter ici, proftez-en pendant que je porte encore mon habit de M. Bagnole
2 Commentaires
Comments
Bonjour Bruno, et bienvenue sur ce blogue.
Selon moi, c’était et c’est toujours un mythe. Aux débuts des turbos, à la fin des années 70, c’était théoriquement vrai. Ceux-ci n’étaient lubrifiés que par le flot d’huile provenant du moteur, les roulements étaient du type « à palier » et quand le moteur était arrêté, plus de lubrification.
Par contre, pour qu’il y ait eu dommage, il aurait fallu que le turbo soit en pleine rotation (donc en pleine accélération ou en pleine charge) et que le moteur soit coupé subitement. Peu probable comme scénario. Par contre, ce qui était et est encore dommageable, c’est de rouler très fort, et d’ensuite arrêter le moteur sans laisser refroidir la mécanique (ca vaut aussi pour les moteurs sans turbo).
Maintenant on sait que la turbine s’arrête rapidement de tourner une fois la pédale relâchée. C’est que cette turbine est en fait un petit ventilateur et que l’air qu’elle doit pousser l’en empêche dès que le flot des gaz d’échappement est réduit.
De plus, certains turbos sont montés sur des roulements à billes peu sensibles à un manque de lubrification momentanée (mais je ne sais pas pour votre voiture).
Donc, à moins que vous ne demeuriez tout en haut d’une longue montée et que vous tiriez une remorque chargée de bois de chauffage, il n’y a pas lieu de laisser tourner le moteur une fois à l’arrêt.









Volkswagen Canada 2012. Tous droits réservés
3 février 2011 byBruno Blanchard Pilon
Bonjour,
Je viens d’acheter une Jetta TDI 2009 avec 10 000 km. C’est mon premier diesel, premier turbo et première VW. Je me suis fait suggérer de laisser tourner le moteur au ralenti 30 sec. à 1 min avant de fermer le contact; pour permettre au turbo de se lubrifier ou de rester lubrifié. Est-ce vrai ou un mythe?